« L'homme (…) par son insouciance pour l'avenir et pour ses semblables, semble travailler à l'anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce »
— Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829)
Comment traduire en photos cette issue inéluctable ? C'est précisément dans ce contexte de fin d'un monde que le flou me semble être la technique la mieux adaptée pour traiter de ce véritable sujet.
Les paysages, les personnages, les architectures, disparaissent de mes clichés, et cela participe à générer des impressions et des visions chaotiques d'avenir. Le flou m'interroge sur la façon de voir et d'être en rapport avec la réalité de ce monde qui se meurt et de notre avenir qui s'efface.
Avec mes photos floues, je souligne la nature éphémère de la vie et je cherche à produire du dialogue avec l'imaginaire des spectateurs. En modifiant mon rapport au réel, le flou de mes photos modifie mon regard sur l'avenir.
Cette collection a pour tâche de faire réfléchir au changement et ainsi de nous transformer en sujet actif de notre futur.